lundi 29 septembre 2008
1er courrier au maire de Chapareillan le 5/0908
Maire de Chapareillan
Mairie de chapareillan
38 530 CHAPAREILLAN
Chapareillan le 5 septembre 2008
Monsieur le MAIRE,
c'est dans l'urgence que nous avons l'honneur de solliciter auprès de vous un rendez vous le plus rapidemment possible, suite à l'annonce de projet de fermeture des deux usines de production Tyco Electronics France SAS de Chapareillan et Val de Reuil, ainsi que des licenciements que prévoit Tyco.
228 licenciements sont prévus à Chapareillan
259 liecnciements sont prévus à Val de Reuil, ainsi que 33 au siège social de Pontoise.
Au cour de ce rendez vous nous vous donnerons tous les élements qui sont en notre possession et vous ferons part des décisions que notre syndicat va être amené à prendre au cours de la réunion de tous les syndiqués du Syndicat Cgt Tyco Electronics France prévu cette après midi vendredi 5 septembre 2008 à 16h30 dans les locaux de la salle de la fruitière.
Nous vous proposons samedi 6 septembre au matin.
Comptant sur votre soutien, ainsi que celle de la population pour le maintien de l'usine sur la commune, veuillez agréer, monsieur le maire, nos sincères salutations
Dominique Rousseau
Délégué syndical Cgt
Tyco Electronics France SAS
Usine de Chapareillan
Réponse au courriel de la secréataire du CE de Chapareillan du 16 septembre 2008
Madame Danielle Spolitini
Secrétaire du Comité d'Etablissement
Tyco Electronics France SAS
Usine de Chapareillan
RN 90 38 530 Chapareillan
Objet: réponse à votre courriel du 16 septembre 2008
Madame la secrétaire,
suite à l'annonce de fermeture des usines de Val de Reuil et Chapareillan et le transfert de l'établissement de Cergy St Christophe projetant de licencier 520 salariés en france, nous décidions en réunion publique des syndiqués le vendredi 5 septembre 2008 à la salle communale de la fruitière à Chapareillan l'arrêt immédiat de la procédure judiciaire menée par l'intersyndicale CFDT, CFE-CGC et CFTC en collaboration avec la direction contre Mrs D.ROUSSEAU et F.DIDIER, afin de nous libérer de cette contrainte qui empêche le syndicat Cgt de défendre le mieux possible l'intérêt collectif des salariés.
Dans la nuit du dimanche 7 septembre 2008, nous informions l'ensemble du personnel de cette déclaration ainsi que des premières informations que nous détenions (voir tract recto-verso datée du vendredi 7 septembre 2008 intitulé: « Tyco veut nous faire disparaître le plus vite possible »).
Ce tract convoquait trois assemblées générales des salariés le lundi 8 septembre 2008 (à 11heures, 19 heures 30 et 21 heures.
A l'assemblé générale de 11 heures, nous avons proposé aux syndicats CFDT, CFE-CGC et CFTC présent comme spectateur de bien vouloir se réunir autour d'une table de négociation sur deux points, non négociables, afin de discuter d'une intersyndicale, pour faire face tous ensemble au projet de licenciements de 520 salariés:
Retrait le la procédure judiciaire telle que mentionnée plus haut
Négociation d'une plateforme intersyndicale minimum, intersites.
Propositions réitéré aux AG de 19heures 30 et 21 heures.
A ce jour aucune demande n'a été faite par les délégués syndicaux CFDT, CFE-CGC et CFTC et La Cgt est toujours en attente des propositions de la CFDT, CFE-CGC et de la CFTC.
Par ailleurs les salariés de l'entreprise, ainsi que la Cgt TEF SAS ne connaissent pas la plateforme de l'intersyndicale (ni son but) de l'usine de Chapareillan créée à l'occasion de « l'émergence » simultanée de la CFDT, CFE-CGC et CFTC trois semaines avant les dernières élections professionnelles.
Jean-Luc SAUSSAYE Dominique ROUSSEAU
DSC Cgt TEF SAS DS Cgt TEF SAS
Usine de Chapareillan
520 LICENCIEMENTS
228 licenciements à Chapareillan! 259 à Val de Reuil! 33 à Pontoise!
Tyco Electronics a annoncé 850 licenciements en France et en Espagne.
Son plan prévoit la disparition pure et simple des usines de Val de Reuil et de Chapareillan, celle de Chapa emploie 40% des salariés du village ! Au-delà des ces 228 emplois directs qui disparaissent, ce sont des centaines d'emplois induits qui sont en cause.
Liquidés pour des actionnaires qui en veulent toujours plus!
Pour justifier son plan de «consolidation» de ses profits, TYCO évoque la baisse des ventes d'automobiles en Europe de l'ouest, l'envolée des prix des matières premières (or, cuivre et résines plastiques en particulier) et des coûts de productions plus bas en Europe de l'Est et en Asie.
Certes, mais cela n'a pas empêché Tyco Electronics France de réaliser 6 millions d'€ de bénéfices en 2007 et de détenir 144 millions d'€ de trésorerie!
9 milliards de dollards au niveau monde!
Ce n'est pas parce qu'il «perd de l'argent» qu'il délocalise, notamment, vers la Hongrie et la Tchéquie, où les salaires sont plus bas et les marchés moins saturés, mais parce qu'il veut en gagner encore plus!
Des «mesures d'accompagnements» complètement illusoires!
TYCO qui va assurer plus de profits à ses actionnaires avec ces restructurations, nous propose des «mesures d'accompagnements» ridicules, dans le contexte actuel:
- Reclassement au sein du groupe «en France et dans les principaux pays européens » ou
«Ailleurs dans le monde»: en Hongrie ou en Tchéquie, pour gagner moins de 400€ bruts par mois?!
- Aide au reclassement hors du groupe: mais pour se «reclasser» où? Que reste-t-il comme emplois dans la vallée, accessibles aux ouvrières et ouvriers licenciées de la métallurgie, des papeteries ou de la chimie?!
- «Aide à la création d'entreprises»: pour déposer le bilan quelques mois plus tard?! (Les petites entreprises, sous-traitantes des grands groupes, sont en effet les premières à disparaître, chaque fois qu'il y a récession.)
La seule alternative sera-t-elle de finir précaires ou travailleurs pauvres dans le secteur de «l'aide à la personne»? Ou chômeurs, devant choisir entre radiation ou acceptation de n'importe qu'elle « offre valable d'emploi »?
Ce n'est pas de cette avenir que nous voulons, ni pour nous, ni pour nos enfants!
Nous refusons de payer la facture de la course aux profits maximum, de la spéculation financière, de la concurrence entre les grands groupes monopolistes et des politiques néolibérales qui plongent une nouvelles fois dans la tourmente le capitalisme «mondialisé».
C'est pour cela que nous allons défendre nos emplois, avec tous les salariés et les habitants de la vallée du Grésivaudan et de l’Eure, de Pontoise.
Refusons les licenciements pour les profits
