jeudi 30 octobre 2008

Les NAO: C'EST PAS FINI (2)

C'est pas parceque MrCLABE veut licencier 520 salariéEs, que nous ne devons pas avoir augmentations de salaires 2008 sur nos résultats 2007 (6 millions€ de bénéfices et plus de 155 millions € de liquidité dans les caisses de TEF SAS!)

Courrier envoyé ce jour jeudi 30 octobre à 10h18


Bonjour,


nous prenons acte de votre proposition de tenir une nouvelle réunion de
Négociations Annuelles Obligatoires.

Toutefois nous attirons votre attention sur le calendrier déja très chargé.

Nous ne sommes pas favorables à cummuler plusieurs réunion dans une seule
journée.

Sous réserve du calendrier des autres organisations syndicales, nous sommes en
mesure de vous proposer une date fin novembre par exemple le jeudi 27 ou
vendredi 28 novembre 2008

Qu'en pensez vous?

Dominique Rousseau
DS Cgt TEF SAS
Usine de Chapareillan

Les NAO: C'EST PAS FINI ( 1)

C'est pas parceque MrCLABE veut licencier 520 salariéEs, que nous ne devons pas avoir augmentations de salaires 2008 sur nos résultats 2007 (6 millions€ de bénéfices et plus de 144 millions € de liquidité dans les caisses de TEF SAS!)

Courrier envoyé à MrP.CLABE PDG et DRH TEF SAS le jeudi 9 octobre 2008 17:44

Monsieur le PDG,


Votre note, non signée et affichée par vos soins aux panneaux de la direction sur les trois sites, ce jour (jeudi 9 octobre 2008), sur vos propositions d'augmentation de salaires encore une fois trompe les organisations syndicales ainsi que les salariéEs.

Ceci, comme vous le savez pertube les salariés et ajoute un problème supplémentaire dans la tête de votre personnel.


En effet, notamment sur la page 2 de votre document, vous excluez deux catégories de salariés.


Les salariés embauchéEs n'ayant pas un an d'ancienneté à la date du 1er octobre 2008 et les salariés ayant bénéficié d'une promotion en cours d'année, ainsi que les CDD!!!


Nous avons la preuve éclatante que votre comportement, défiant le guide éthique TYCO à propos de ses 4 valeurs et en particulier celle de l'intégrité, est discriminatoire.


L'augmentation conditionnelle que vous vous permettez d'instituer, n'est ni plus ni moins que du travail à la tâche!

La Cgt, n'ayant pas forcément connaissance de tous les contrats de travail, néammoins peut affirmer que pour la plupart ceux-ci ne comportent pas de clause de rémunération à la tâche.


Cette disposition est donc illégale pour ces contrats.


Il n'est donc pas raisonnable de pratiquer des augmentations de salaires mois par mois; et sachant que vous essayer de fermer les usines au mois de décembre ce qui dans votre esprit vous fait une économie d'augmentation de salaire de 9 mois.


Ce genre de proposition unilatérale est une instauration de prime de résultat basée sur vos objectifs.

Par conséquent elle doit être négociée avec les organisations syndicales dûment convoqués avec un véritable ordre du jour.

En conséquence, nous exigeons que ces sommes soient attribuées en augmentation générale sur le salaire de base.

Cette clause d'augmentation des salariéEs, appelé par vos soins "augmentation conditionnel individuel" et basée sur des critères collectifs n'est pas une augmentation de salaire.


En ne déclarant pas verbalement en réunion de négociation du mardi 7 octobre 2008 à Pontoise, ce que vous écrivez page 2 du document non signé, cela nous permet de vous dire que vous abusé manifestement de la confiance des organisations syndicales, rompant consciemment le peu de dialogue social qui pouvait exister dans cette entreprise suite à votre arrivée.


Aux vues de ces points, cette négociation n'est donc pas terminé


Nous exigeons la reprise des négociations annuelles obligatoires, afin que vous renouez un minimum de dialogue social, faute de quoi nous ne pourrons que constaté la rupture, à votre charge du dialogue social


Veuillez agréer, monsieur le directeur, nos salutations distinguées.


Saussaye Jean-Luc

DSC CGT Tyco\Electronics France SAS

Parc d'activité de la Fringale 2

7100 Val de Reuil


Le 8 octobre 2008


samedi 25 octobre 2008

Rencontre des préfets de l'Eure et du Val d'Oise

Jeudi 23 octobre 2008,
suite à la demande du maire de Val de Reuil, d'organiser un rendez vous entre les organisations syndicales des salariés de Tyco Electronics France SAS, Mr Le Préfet de l'Eure à reçu les syndicats CGT TEF SAS, FO TEF SAS, CFTC et CFDT de Val de Reuil,

cette réunion, qui aura durée une heure, s'est déroulée en présence de Mr Jamet maire de Val de Reuil, Mme la Directrice de la Direction Départementale du Travail et de la Formation Professionelle (DDTEFP), Mme Janick Lesueur élu Val de Reuil, Mr le préfet, assister de son directeur de cabinet.

Les organisations syndicales présentes ont dressé au préfet, très précisément la situation économique, financière de l'entreprise TEF SAS, du groupe TE monde,
lui ont fait savoir que ce projet de fermeture des usines et de licenciements boursiers de 850 salariées en europe de l'ouest, faisait partie d'une restructuration mondiale du groupe Tyco Electronics, se matérialisant notamment, par la fermeture des usines Tyco de Val de Reuil (Eure), Chapareillan (Isère), la fermeture du site de Cergy-Pontoise et la restructuration du siège social de Pontoise (Val d'Oise) 520 emplois menacés ainsi que la fermeture de l'usine de Berga et la réduction d'effectifs des usines de Montcada et Barcelonne.

Nous lui avons proposé de transmettre aux représentants de l'état au travers des ministères concernés par ce projet de fermeture des usines en france
l'organisation d'une table ronde tripartite, entre
  • la direction de Tyco qui serait réprésentée par MrCLABE PDG France et son supérieur hiérachique MrJENSEN directeur TYCO EMEA (europe, l'asie et afrique),
  • les cinq organisations syndicales
  • les élus locaux.
Mr le maire de Val de Reuil, à insisté auprès du préfet, pour que celui ci prenne en compte notre demande.
Ainsi le préfet s'est engagé à faire remonter notre demande au plus haut niveau de l'état.

Vendredi 24 octobre 2008,
suite à la forte mobilisation des salariées des usines de Val de Reuil, Chapareillan et du site de Pontoise qui sont venus mannifester contre ce projet de licenciements boursiers devant la préfecture du Val d'Oise à Cergy-Pontoise,
une délégation composée d'un représentant de la CGT TEF SAS, FO TEF SAS, CFE-CGC, et la secrétaire du Comité Central d'Entreprise TEF SAS a été reçu par MrBruno Mouget directeur de cabinet du préfet du Val d'Oise, assisté de son adjoint.

Nous lui avons réitéré la même proposition ( voir plus bas) qu'au préfet de l'Eure, en lui précisant qu'aux vues des premiers éléments économiques et financiers remis au cabinet d'expert comptable SYNDEX auprès du CCE, que ce n'était non pas seulement le groupe mondial qui était en danger de part ce projet, mais bien toute la filière automobile, y compris les constructeurs.

Les cinq points de la proposition de table ronde:
  1. que Tyco Electronics s'engage, comme la fait MrCLABE devant le préfet de l'Eure et les élus locaux de les informer, au fil de l'eau du déroulement de ce projet de fermeture
  2. que Tyco s'engage et acte qu'au-delà des indemnités conventionelles de licenciements, soit instaurée, dans les mesures d'accompagnement, une prime SUPRA CONVENTIONELLE.
  3. suite: aux évènements du 17 octobre 2008 à l'usine de Val de Reuil, les convocations à entretien préalable pour d'éventuelles sanctions pouvant aller jusqu'au licenciement envers quatre salariés dont un "non protégé", les procédures judiciaires, que Tyco Electronics s'engage à ne pas mettre de "l'huile sur le feu", en ne mettant pas d'inutiles pressions sur les salariées et leurs représentants afin d'avoir un climat social le plus serein possible au regard de la situation d'anxiété, de stress..., que provoque inévitablement ce projet de licenciements boursiers.
  4. que Tyco Electronics s'engage à fournir tous les éléments demandé par le cabinet SYNDEX, afin que les réprésentants du personnel aient le même niveau d'information que possèdent les dirigeants et les actionnaires, comme la loi le permet. A ce jour SYNDEX rencontre les pires difficultées à obtenir les documents; environ 20% des documents ont été remis à notre cabinet.
  5. que Tyco s'engage à dévoiler son plan de revitalisation des bassins d'emplois et que celui-ci ne soit pas fait au détriment du plan de sauvegarde de l'emploi, au vue et au regard des moyens financiers du groupe mondial Tyco Electronics.
Les préfets ont rappelé qu'en tant que représentant de l'état, ils étaient garant de l'ordre public, et en tant que tel, ont vivement conseillé qu'aucune action ne soit préjudiciable aux intérêts collectifs et individuelles des salariés.